Site d'information sur la conception et la construction de maison passive bioclimatique écologique
Exemple de maison bioclimatique écologique

L’isolation thermique d'une maison passive

Un des points clés de l’architecture passive.

Dans nos climats tempérés, nos besoins en chauffage durent de 4 à 7 mois sur une année. Avec une maison passive, on pourra fortement réduire cette période ou limiter les temps de chauffe dans la journée (quelques heures pas jour).

Il y a plusieurs façons d’isoler :
- l’isolation par l’intérieur
- l’isolation par l’extérieur
- l’isolation répartie dans l’enveloppe

Il n’y a pas de règle. On pourra selon les cas de figure et le rythme de vie des habitants, choisir l’une ou l’autre de ces solutions.

Par exemple, une maison secondaire ne sera chauffée que sur de courtes périodes. On devra donc rapidement monter en température. Une isolation par l’intérieur est adaptée.

LA MISE EN OEUVRE EST CAPITALE.
Voir aussi la page étanchéité >>>

Pour répondre aux normes du passif, l’isolant doit être continu sur toute la surface de l’enveloppe. Les ponts thermiques sont limités au maximum.
La compacité de la maison a son importance. Une maison compacte sera beaucoup plus simple à isoler qu’un bâtiment “éclaté” en de multiples façades avec des toits aux nombreuses pentes.
Les toits-terrasses peuvent être intéressants s’ils sont végétalisés, mais ils sont en général moins durables que des toits en tuile ou ardoise avec des pentes importantes.

Le coefficient de transfert thermique, que l’on nomme U ne doit pas dépasser 0,15 W/m²K. Les dernières réalisations passives atteignent des performances proches de 0,10 W/m²K.

Les épaisseurs d’isolants doivent être largement augmentées par rapport aux épaisseurs d’isolants actuels. Les valeurs suivantes sont données à titre indicatif (les performances des isolants sont à prendre en compte dans le calcul des épaisseurs) :
- 20 à 30 cm sur les planchers bas (les valeurs changent selon
qu’il soit ou pas sur terre-plein);
- 25 à 35 cm pour les murs ;
- 35 à 40 cm pour les toitures.

QUEL TYPE D'ISOLANT UTILISER ? SYNTHETIQUE OU NATUREL ?

On peut utiliser tous types d’isolants à partir du moment où l’on atteint la performance de 0,15 W/m²K.

Mais, si l’on considère qu’une maison passive doit laisser le moins de traces possible dans son environnement, pour sa construction, son fonctionnement et sa destruction, les isolants naturels sont tout indiqués.
De plus, ils sont souvent bien meilleurs en isolation estivale. Au niveau sanitaire, il est difficile d’être catégorique. On sait aujourd’hui que l’amiante est particulièrement dangereuse. La France a mis beaucoup de temps à le reconnaître. Ce n’est pas le cas pour la laine de verre, de roche ou le polystyrène expansé. Qu’en sera-t-il demain ? Aujourd’hui il est difficile de se passer du polystyrène expansé. Rappelons tout de même sa dangerosité en cas d’incendie. On peut bien sur le remplacer par le liège, mais à quel cout ?

En principe, les isolants tels que la botte de paille, la laine de bois, le chanvre, la chènevotte, la ouate de cellulose, la laine de mouton sont inoffensifs pour les poseurs et les propriétaires. Ils demandent en général peu d’énergie pour leurs productions (énergie grise).

Un aspect est rarement pris en compte et pourtant fondamental. C'est la capacité de l’isolant à capter la vapeur d’eau et la redistribuer sans s’altérer. C’est la perméance ou la persirance. Certains isolants sont totalement étanches, d'autres laissent migrer l’eau. Le taux d’humidité étant directement lié à la température de confort, les isolants et plus globalement, les matériaux utilisés ont toute leur importance, surtout dans le bâti ancien. Les normes concernant le passif n’abordent pas cette question.

Le confort phonique est également important, bien qu’absent de la norme Passiv Haus. Nous avons pu constater sur nos chantiers, une réelle différence, dans un même bâtiment, à différent étage, entre une rénovation de murs en chaux/chanvre et laine de verre + placoplatre. Il nous parait clair que le chaux/chanvre ou la ouate de cellulose apportent de réelles améliorations phoniques. Les sons semblent feutrés. La même pièce en laine de verre + placoplatre, les sons résonnent. La pièce vide, il y a un phénomène d’écho.

Enfin, l’énergie grise des matériaux peut être prise en compte. C’est l’énergie nécessaire à la fabrication de l’isolant. On pourra ainsi constater que le polystyrène expansé consomme environ 13 fois plus d’énergie grise que le liège expansé et des panneaux de laine de verre environ 3 fois plus d’énergie que des panneaux de ouate de cellulose. La norme Passiv Haus n’impose pas de prendre en compte l’énergie grise des isolants ou autres matériaux.

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